
Présentation :
CJK (ou parfois CJC en français) sont les lettres
utilisées pour évoquer trois langues géographiquement
proches : le Chinois, le Japonais, et le Coréen (Korean).
Ces trois langues utilisent les hanzi (C) ou kanji
(J) ou hanja (K), caractères chinois, appelés
aussi sinogrammes ou idéogrammes. Ces langues m'ont
toujours attiré...
Note : on appelle romanisation le procédé
de retranscription au moyen de notre alphabet (l'alphabet
romain : a, b, c, d...) d'une langue étrangère
utilisant des signes différents.
Mes recherches :
Le chinois, aussi appelé mandarin
à l'Ouest, zhongwen pour décrire
le chinois à l'écrit, ou putonghua,
hanyu, guoyu ou zhonguohua pour
le chinois oral, est la langue la plus parlée au
monde (elle serait parlée par près de 900
millions de personnes) avant l'anglais (450 millions). Elle
est composée de plus d'une dizaine de milliers de
caractères (au moins 56000 ont été
comptabilisés), dont plus de 3000 sont utilisés
régulièrement. Chaque caractère possède
une prononciation (une syllabe et un ton, en chinois il
y a environ 400 syllabes et 4 tons) qui est peut-être
la difficulté première de cette langue, certains
caractères pouvant en avoir plusieurs différentes
(seulement une quarantaine de caractères sont dans
ce cas). Un caractère représente souvent une
idée, un concept, et s'associe avec d'autres caractères
pour former des mots. Ces associations sont parfois sémantiques,
parfois phonétiques. Un caractère est composé
de radicaux (il existe environ 300 radicaux, 100 utilisés
très fréquemment). Depuis 1954, la Chine a
entamé la rationalisation de ces caractères
en simplifiant leur écriture. Cependant, les anciens
caractères (dits "traditionnels"
par opposition aux caractères "simplifiés"
aujourd'hui officiellement utilisés en Chine continentale)
sont toujours utilisés à Hong-Kong et à
Taiwan.
[romanisation] Le système de romanisation
du chinois le plus usité est le pinyin.
Il a été adopté en Chine en 1958, au
niveau international en 1979. Cependant, en pays francophones,
le système de l'Ecole Française d'Extrême
Orient (EFEO), usité dès 1902, est encore
parfois utilisé car plus proche de la prononciation
originale pour un francophone. Dans les pays anglophones,
c'était le système Wade-Giles qui était
utilisé avant le pinyin. A Taiwan, on utilise
aussi le Tongyong Pinyin (ou Ziran Pinyin) et le bopomofo
(Zhuyin Fuhao).
Accès
à la table des radicaux de chinois (simplifié)
Accès
à la table de correspondances des différents
systèmes de romanisation du mandarin
Note : le cantonnais, ou guangdonghua, est le dialecte
le plus célèbre de Chine. Parlé par
environ 50 millions de locuteurs en Chine, il est aussi
largement utilisé par les expatriés, dans
les "ChinaTown". Le cantonnais diffère
du mandarin principalement par la prononciation (l'écrit
est similaire, quoique certaines constructions de phrases
ou choix de caractères peuvent varier d'une langue
à l'autre), et comprend 9 tons différents,
ramenés à 6 tons dans les systèmes
de romanisation. Le cantonais n'a pas de système
de romanisation officiel, différents systèmes
cohabitent : Sydney Lau, Yale, Jyutping, (Meyer-Wempe) etc.
Accès
à la table de correspondances des différents
systèmes de romanisation du cantonnais
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Le
japonais, aussi appelé nihongo, est
la 10e langue mondiale, parlée par environ 122 millions
de personnes, juste avant le français (120 millions).
Cette langue utilise trois alpahabets : les hiragana
(caractères simples, arrondis - 46 syllabes), les katakana
(caractères simples, droits - 46 syllabes) et les kanji
qui sont en fait des caractères chinois, globalement
moins nombreux qu'en chinois : il y en a 1945 officiels dénommés
jôyô kanji. La difficulté de l'apprentissage
des caractères chinois utilisés en japonais
réside dans les nombreuses prononciations d'un même
kanji. Un kanji possède au minimum
une lecture dite chinoise ("on-yomi") plus
ou moins similaire à la prononciation du caractère
en Chine, et une lecture dite japonaise ("kun-yomi")
issue du japonais ancien avant l'arrivée des caractères
chinois. Parfois un kanji possède plusieurs lectures
on-yomi et kun-yomi. Cependant contrairement
au chinois, le japonais n'utilise pas de tons.
[romanisation] Le système de romanisation
du japonais le plus usité à l'étranger
est le système Hepburn modifié. Cependant,
les japonais utilise le système Kunrei qui diffère
légèrement du système Hepburn sur les
sons shi/si, ji/zi, chi/ti, tsu/tu, fu/hu. Le système
Wâpuro, très proche des deux précédents,
a été créé pour l'informatique.
Accès
aux alphabets hiragana & katakana, et table de romanisation
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Le
coréen est la 15e langue mondiale avec 72
millions de locuteurs, avant l'italien (63 millions). Le coréen
utilisait les caractères chinois (les hanja)
mais ces derniers sont aujourd'hui plutôt réservés
au coréen littéraire. En 1446, un alphabet (le
Hunmin jeong-eum) a été mis au point
de manière très cartésienne, et en 1912
revu et rebaptisé Hangul ou Hangeul.
Il s'agit d'un alphabet de 24 radicaux (jamo), 10
voyelles et 14 consonnes, qui permet de construire des caractères
qui forment ainsi des syllabes sonores. Comme le japonais
et contrairement au chinois (au vientamien, etc.), le coréen
n'a pas de ton.
[romanisation] Le système de romanisation
du coréen était jusqu'en juillet 2000 le système
McCune-Reischauer (MR). Mais la "National Academy for
the Korean Language" (NAKL) effectua de récents
changements (très contronversés mais officiels)
afin d'éviter les apostrophes ainsi que des accents
sur certaines voyelles.
Accès
au Hangul et tables de romanisation

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